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Saint Quentin Fallavier
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Les mines de fer

Les mines de fer

Saint-Quentin-Fallavier possède une richesse vieille de centaines de millions d’années qui a été exploitée durant plusieurs décennies.

Le gisement de fer qui se trouve dans le sous-sol de la commune et de ses alentours date en effet du Toarcien, une période qui s’étend de - 204 à - 108 millions d’années. La région était alors sous les eaux et les sédiments à l’origine du minerai proviennent de l’érosion d’une ancienne chaîne de montagnes.

Ces débris chargés en fer ont créé une couche de minerai composée d’environ :

  • 1/3 d’oxyde de fer (34,3%)
  • de chaux (25,5%)
  • d’acide carbonique (20,2%) et de divers autres éléments

Carte du cadastre des mines de ferVoir l'image en grand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’organisation de l’extraction

Les ouvriers qui travaillaient dans les mines de Saint-Quentin-Fallavier étaient essentiellement des paysans journaliers qui se louaient en tant que mineurs afin de compléter leurs revenus. Le travail dans les mines était pour eux un complément marginal à leur activité rurale principale.

Cette main-d’œuvre locale et peu qualifiée jouait sans aucun doute sur la rentabilité des exploitations. Les faibles quantités de minerai extraites et le caractère artisanal des exploitations ne justifiaient pas réellement l’appellation "d’industrie minière" à Saint-Quentin-Fallavier, l’extraction de fer y étant en réalité très irrégulière.

Les différentes mines étaient aménagées en galeries basses, peu étendues, dû à la faible épaisseur du filon l’extraction du fer s’y faisait donc au pic, à l’aide d’explosif.

Dans certaines mines, comme à Pisserate, l’infiltration d’eau était tellement importante que la mise en place d’une pompe ne suffisait pas : il fut nécessaire d’y arrêter l’extraction afin de réaliser une galerie d’exhaure (galerie permettant l'épuisement des eaux d'infiltration) jusqu’à l’étang des Allinges.

Une fois extrait, le minerai était placé dans des chariots tirés par des chevaux pour être transporté jusqu’aux hauts-fourneaux de Pont-Evêque. Le transport était une source de difficultés, notamment par son coût non négligeable pour les exploitants.