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Les chroniques de Dame Mélisende

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Je me présente, je suis Dame Mélisende, la gardienne des histoires de St-Quentin-Fallavier.

 

Retrouvez dans cette rubrique l'ensemble de mes chroniques moyenâgeuses pour en apprendre plus sur la commune.

 

Tous les 15 jours, Je vous donne rendez-vous pour une nouvelle chronique sur la page de l'actu culturelle.

Le costume féminin à la fin du XVe siècle

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Dans les années 1490-1495 la mode féminine change radicalement par rapport au début du siècle.

Deux tendances bien distinctes apparaissent : la robe de style français, largement diffusée par Anne de Bretagne et la robe d’influence italienne.

Dans la robe à la française, le buste est ajusté et la jupe largement évasée donnant à la silhouette une forme d’entonnoir. Le décolleté carré est orné d’un parement noir que l’on retrouve généralement aux bas des manches, largement évasées. La robe de dessus peut être fendue, laissant ainsi apparaitre celle du dessous.

La robe à l’italienne, et plus particulièrement vénitienne, présente quant à elle une taille haute avec un corsage décolleté sur les épaules. Les manches à brassards et crevées enserrent les bras et se rattachent aux épaules au moyen d’aiguillettes ferrées.

Petite histoire du premier jour de l’année

calendrier-republicainVoir l'image en grand

En 46 avant J.C., Jules César décide de remplacer le calendrier lunaire, jusque-là en vigueur, par un calendrier solaire.
Tout comme notre calendrier actuel, il était divisé en 12 mois et 365 jours. Seule différence : le premier jour de l'année était fixé au 1er mars.
Cette répartition a d’ailleurs laissé des traces puisque nous appelons encore aujourd’hui nos derniers mois de l'année octobre ("octo", le huitième), novembre ("novo", le neuvième) et décembre ("decem", le dixième).

En 532, l'Église décide de faire commencer l'année au 1er janvier. Pour autant, le 1er janvier n'est pas le premier jour de l'année pour tout le monde. Dans certaines régions de France, c'est soit le 25 décembre, soit le dimanche de Pâques qui fait office de nouvel an. Mais cette dernière date n’est pas sans poser problème puisque elle est mobile.

Le 9 août 1564, le roi Charles IX impose comme point de départ obligatoire de chaque année le 1er janvier. En 1582, un nouveau calendrier naît : le calendrier dit grégorien, du nom du pape Grégoire XIII.

Le 22 septembre 1792, la Convention proclame la République.
Symbolisant une rupture avec l'ordre ancien le calendrier républicain est adopté le 24 octobre 1793. Le début de la nouvelle ère est fixé au 22 septembre 1792 qui devient le 1er vendémiaire an I. Ainsi chaque année commence le jour de l'équinoxe d'automne, moment où la durée du jour est égale à celle de la nuit. Le calendrier républicain est finalement aboli le 9 septembre 1805 (22 fructidor an XIII) par Napoléon 1er et remplacé par le calendrier grégorien, devenu universel.

Le Dauphiné

 Le dauphinéVoir l'image en grand

Le Dauphiné est une province qui n’a reçu son nom qu’en 1293.

Dès la fin du Xe siècle, les seigneurs  Guigues s’installent en viennois. Ils prennent le titre de Comte en 1016 puis celui de Comte d’Albon en 1079 avant de s’intituler Dauphin de Vienne au XIIIe siècle puis Dauphin du Viennois le siècle suivant.

Ils entrent en concurrence avec les Comtes de Savoie pour le contrôle des cols des Alpes et les guerres delphino-savoyardes sont quasi permanentes entre 1140 et 1334. Le Gapençais et l’Embrunais  deviennent possession du Dauphin en 1209-1232.

Au milieu du XIIIe siècle  les structures centrales (chancellerie, juge, enquêteurs) et locales (baillis, châtelains) de l’état delphinal sont très proches des états voisins et ses revenus sont comparables.

En 1349, le Dauphin Humbert II vend son domaine au roi de France puis à partir de 1392, le fils ainé du roi devient automatiquement Dauphin. Il est à noter que dans les faits, seul Louis XI a gouverné sa principauté avant son accession au trône entre 1447 et 1456.

Le règlement des frontières avec la Savoie en 1355 puis l’acquisition du comté Valentinois-Diois donne à la province ses frontières définitives en 1446.

Les remèdes au Moyen-âge, une tradition monacale

Reconstitution d’un Herbularius à l’abbaye de Boscodon Voir l'image en grand

Jusqu’au XIIIe siècle, les abbayes ont notamment pour mission de soigner la population. Cela s’explique par le fait que, des siècles durant, ce sont principalement les moines qui, connaissant le latin et le grec, traduisent, transcrivent et copient une partie des manuscrits antiques (Hippocrate, Pline l’Ancien, Dioscoride, Galien…) ainsi que les répertoires de plantes (les herbiers) et les recueils de remèdes  composés à partir des simples que l’on nomme des réceptaires.

La médecine pratiquée dans les couvents utilisait surtout les plantes cultivées dans les jardins des abbayes. Cependant ce n’était pas le seul endroit où se procurer des plantes médicinales.
Beaucoup d’entre elles croissaient à l’état sauvage, dans les prairies et le long des chemins.

La connaissance de ces plantes et de leurs vertus reposait alors sur la tradition, orale comme écrite.

Les herbiers informaient sur les « qualités » des plantes, déterminantes pour leur emploi dans la pharmacopée. Fondée sur le principe galénique des humeurs (sang, bile, phlegme, mélancolie) circulant dans l’organisme humain et de leur qualité (chaud, froid, sec, humide), la médecine de ce temps explique la maladie par un déséquilibre des qualités humorales (trop chaudes, trop humides etc.).

Le costume masculin français au XIVe siècle

le costume masculinVoir l'image en grand

Après plus de deux siècles  d’une mode « unisexe », (tuniques longues et larges pour les hommes comme pour les femmes) un changement radical apparait à partir de 1340 dans le style vestimentaire français.

Les hommes abandonnent leurs habits longs pour une tenue courte, arrivant à mi-cuisse et très ajustée au niveau du torse. Les jambes, ainsi dévoilées, sont  habillées de chausses moulantes attachées au vêtement du dessus par des lacets appelés aiguillettes.

Jugé indécent, le vêtement court ne fut porté, dans un premier temps, que par les jeunes gens de la noblesse ou les guerriers. Les hommes de lois, de lettres ou de religion gardèrent le vêtement long en signe de conservatisme.

Brève histoire du Tour de France !

Premier Tour de FranceVoir l'image en grand

Le Tour de France naît en 1903 alors que le cyclisme est une activité sportive en plein développement. Dès sa première édition, l'épreuve connaît un certain succès et  le Tour de France va devenir au fil des ans l'un des évènements sportifs les plus populaires en France et à l'étranger. Les performances des coureurs, magnifiées et glorifiées dans les journaux, puis ensuite à la TSF, contribuent à asseoir la réputation de l'épreuve. La première traversée des Pyrénées a lieu en 1910 puis la première ascension du col du Galibier l'année suivante.

Avec l'introduction du maillot jaune en 1919 pour distinguer le leader du classement général, le Tour de France se dote d'un symbole majeur.

A partir de 1930, apparaissent les équipes nationales et la caravane publicitaire. Alors que le Tour de France renaît avec difficulté après la Seconde Guerre mondiale, le début des années 1980 marque  l’internationalisation du Tour tant au niveau du parcours que des coureurs participants.

La Lyre Saint-Quentinoise

 La lyre St-QuentinoiseVoir l'image en grand

Fondée en 1926, la Lyre Saint-Quentinoise comptait au début des années 1950 (cf. photo ci-joint) près d’une cinquantaine de musiciens.  Ces mêmes années, la Lyre remporte de nombreuses médailles lors de festivals et concours locaux comme à St Just Chaleyssin (1952), Roche (1952 et 1953), Beauvoir de marc (1952),  Luzinais (1953), St Pierre de Chandieu (1954), Toussieu ou encore la Côte Saint-André (1970).

La mairie conserve dans ses fonds quelques objets de cette fanfare dissoute à la fin des années 1970, comme la bannière brodée au fils d’or,  un tambour et la dizaine de médailles remportées par la Lyre dans les années 1950.

Le costume civil en France aux XIe et XIIe siècle

Costume civil du Moyen-AgeVoir l'image en grand

Depuis le Xe siècle les deux pièces principales de l’habillement des hommes comme des femmes sont la chainse et le bliaud.
La chainse est une longue tunique de dessous en lin que l’on revêt à même le corps. Le bliaud correspond quant à lui à la tunique longue de dessus, porté ceinturé à la taille.  

Jusqu’au XIVe siècle, ces vêtements sont identiques pour les hommes et pour les femmes.

En hiver, des vêtements intermédiaires appelés doublet et pelisson sont enfilés entre la chainse et le bliaud. Les hommes portent en plus des braies (sorte de caleçon, longs et collants aux jambes pour les classes les plus aisées et amples pour les gens du peuple) et des chausses (guêtres de laine montantes sur la jambe et maintenues par des cordons au niveau de la taille).

Le costume civil en France au Moyen-Age : les étoffes

Costume civil du Moyen-AgeVoir l'image en grand

Au Moyen-Age, les tissus fabriqués en France sont essentiellement en laine et en lin.  Il existe alors une très grande variété dans la qualité et le type de lainage.

La production des étoffes est organisée en différents centres de fabrication (Champagne, Bourgogne, Normandie, Picardie…) qui se reconnaissent notamment à la couleur de leur teinture : le vert de Douai, le noir de Rouen etc...

La soie, très prisée pour sa finesse et l’éclat de ses coloris par les classes les plus aisées de la société européenne, est importée d’Orient. Ce n’est qu’à partir du XIIIe siècle que se développent  en France  des productions de soie et de cotonnades. 

La fourrure quant à elle  est exclusivement réservée, pendant tout le Moyen-Age, aux bordures des manches et des encolures ou à la doublure des vêtements et des chapeaux.

Les canons médiévaux

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Utilisée pour la première fois en Europe lors du siège de La Réole près de Bordeaux en 1324, l’artillerie à poudre allait faire naître une nouvelle forme de guerre, rendant caduque presque tous les procédés utilisés jusque-là.

Les premières « bouches à feu » tiraient principalement des garrots (sorte de flèches métalliques). Puis, à partir de 1375, apparaissent les premiers gros canons jetant  des boulets de pierre qui vinrent concurrencer l’artillerie à contrepoids (comme les trébuchets)  utilisés lors des sièges.

Au court du XVe siècle, les pièces d’artillerie se diversifient (couleuvrines, serpentines, veuglaires, bombardes) pour peu à peu s’acheminer vers l’artillerie moderne.
1470 voit l’apparition des armes à feu portatives (l’hacquebute) tirant des balles en plomb. Dotée d’une crosse à l’épaule et d’un allumage par serpentin à mèche, l’hacquebute est l’ancêtre des carabines et autres fusils.

L’armure de plaques ou « Harnois blanc »

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Si durant  presque tout le Moyen-Age, c’est la cotte de maille qui est la plus utilisée, dans l’imaginaire collectif, c’est avant tout l’armure de plaques qui symbolise la période médiévale.
Cette armure destinée à la guerre apparait au XVe siècle, c’est-à-dire à l’extrême fin du Moyen-Age.

Composée de plaques métalliques, elle est conçue pour protéger le plus efficacement possible le guerrier lors des combats au corps à corps à l’arme blanche tout en lui permettant une assez grande liberté de mouvements.
Fabriquée sur mesure,  elle demandait de la part de l’armurier de très bonnes connaissances techniques et anatomiques. Aussi appelée « Harnois blanc » à cause de son aspect brillant et immaculé, l’armure de plaques apparaît comme l’ultime évolution de l’armure médiévale avant que le développement des armes à poudres  ne la rende obsolète.

Tradition de la Galette des rois

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La coutume veut que le jour de l’Epiphanie, c’est à dire le premier dimanche de janvier, on partage une galette dans laquelle est dissimulée une fève. Cette pratique trouve son origine  dans une fête romaine antique appelée « Les Saturnales ». Lors de cette fête il était d’usage d’utiliser une fève cachée dans un gâteau pour élire le roi du festin.

A partir du XIIIe siècle apparaît un gâteau doré et de forme ronde apparenté à la brioche que l’on partage le jour de l’Epiphanie.  La galette de frangipane quant à elle serait née au XVIe siècle.
Entre le XVIIème siècle  et  la première guerre mondiale, les boulangers avaient coutume d’offrir une galette des rois à leurs clients en signe de bons vœux. Depuis, l’usage s’est perdu et la galette est devenue un produit commercial.

La tradition du baiser sous le gui

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Les Celtes considéraient le gui comme une plante sacrée.  D’après les légendes, des ennemis se rencontrant sous le gui devaient obligatoirement cesser les hostilités jusqu’au lendemain. Cette coutume aurait ensuite évoluée sous la forme d’un baiser échangé en signe d’amitié et d’amabilité.

Une autre version raconte que la tradition du baiser sous le gui serait rattachée au mythe de Freya, déesse de l'amour, de la beauté et de la fécondité. Selon la légende, un homme devait embrasser toute jeune fille qui se trouvait sous une gerbe de gui.

Si en France la coutume relative au gui était autrefois réservée au jour de l’an, aujourd'hui elle se pratique tout au long des fêtes. Un baiser échangé sous le gui est signe d’une promesse de mariage ou présage de bonheur pour l’année qui vient.

Le 68ème Bataillon des Chasseurs Alpins

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Le 68ème Bataillon des Chasseurs Alpins, composé aux deux tiers  d’hommes venant de Haute-Loire et pour un tiers d’hommes venant de l’Isère, est mobilisé le 2 août 1914 à Grenoble.   Il participe  notamment aux combats en Lorraine (août 1914),  en Alsace (septembre 1914-mars 1915), à Metzeral (mars-novembre 1915) puis dans la Somme (1916),  les Vosges (décembre 1916- Février 1917) et au Chemin des Dames (juillet 1916-Août 1918).  Le 68ème  Bataillon est cité plusieurs fois  à l’Ordre de l’Armée  comme par exemple  pour ses actions du  3 septembre 1916 «  sous l’énergique impulsion du commandant Dupont a enlevé après une lutte acharnée de 2 jours, un village formidablement organisé, s’est emparé de 150 prisonniers et de 3 mitrailleuses ». Parmi les chasseurs composant le 68e BCA, figuraient plusieurs saint-quentinois dont Ferdinand Girard et Jean-Ferdinand Rigaud, tous deux décédés au champ d’honneur en 1915.

La monnaie au Moyen-Age

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Avec la céramique, les pièces de monnaie sont les objets médiévaux  que l’on trouve le plus fréquemment. Elles sont les témoins des conditions politiques et économiques qui régnaient à l’époque de leur fabrication. Au Moyen-âge, toute monnaie était faite d’un alliage contenant une part de métal précieux (or ou argent). C’est cette quantité de métal précieux qui faisait sa valeur. Ainsi la livre contenait un pourcentage plus important de métal précieux que le sou qui en contenait lui-même plus que le denier et l’obole.

Frapper une monnaie est un droit régalien depuis l’Antiquité. Lorsque le roi avait décidé une émission de monnaies, une ordonnance en fixait les conditions (poids, types, quantités etc.). La fabrication était alors répartie dans différents ateliers. Chaque atelier était dirigé par un maître qui obtenait sa charge aux enchères, à moins qu’il n’ait été nommé par le roi.  Les monnaies médiévales ne sont pas datées.  La présence de la date ne fut généralisée qu’à partir de 1549, sous Henri II.

Les Tourbières de Saint-Quentin-Fallavier

Les Tourbières de Saint-Quentin-FallavierVoir l'image en grand

Les marais de Bourgoin, traversés par la Bourbe, ont été exploités dès l’Antiquité et tout  au long du Moyen-Age, notamment comme pâturages. Cause de nombreuses nuisances, leur assèchement fut lancé au XVIIème siècle mais ne s’acheva qu’en 1815.

L’exploitation soutenue de la tourbe débuta au XIXème siècle. Utilisée comme combustible pour l’usage domestique, son extraction était peu contraignante et permettait de répondre à une forte demande. A Saint-Quentin-Fallavier, les tourbières étaient exploitées par la Société de l’Industrie de la tourbe et par des exploitations plus familiales. En 1855, la commune comptait 120 exploitants et en 1876, ils étaient au nombre de 142.

L’arrêt de l’extraction de la tourbe à Saint-Quentin-Fallavier se fit petit à petit, au début du XXème siècle, dû à l’arrivée de nouveaux combustibles comme le pétrole ou le gaz.

« A la Saint-Jean, les feux sont grands »

FeuVoir l'image en grand

Ce proverbe tient son origine de la fête de la Saint-Jean d’été qui est traditionnellement célébrée le 24 juin par la mise en oeuvre de grands feux de joie. L’événement était autrefois une fête païenne liée au culte du soleil. Dans les cultures celtes et germaniques, les feux de solstices étaient associés aux rites de bénédiction des moissons.

Par la suite, l’Eglise catholique a christianisé cette pratique païenne et l’a attachée au jour de la fête de Jean le Baptiste afin de célébrer la naissance du cousin de Jésus Christ. Couramment, la journée commençait donc avec une messe, se prolongeait le soir par une veillée autour d’un grand bûcher au-dessus duquel les jeunes gens s’amusaient à sauter et se terminait par un bal nocturne.

Cette ancienne tradition perdure encore aujourd’hui notamment à Saint-Quentin-Fallavier.

L’alimentation au Moyen-Age, un puissant « marqueur social »

Banquet au Moyen AgeVoir l'image en grand

Si aujourd’hui, nous sommes libres de consommer les aliments que nous souhaitons, durant tout le Moyen-Age les nourritures et boissons absorbées ainsi que la manière de manger doivent refléter le rang occupé par chacun dans la société.

Ainsi, le noble doit manger en plus grande quantité que le paysan ou le moine. La viande, symbole de force, en particulier les volailles (poulets, perdrix, tourterelles…) et les volatiles (cygnes, paons, cigognes…), est considérée comme l’aliment qui convient aux nobles. Les légumes (poireaux, choux, panais, oignons…), les légumes sec (pois chiches, fèves…) et les céréales (seigle, orge, avoine…) sont eux « réservés » aux paysans.

Tout écart à ces normes, quel que soit la catégorie sociale de l’individu constitue un « péché de bouche », très mal vu par la société.

Origine de la fête du Muguet

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Le muguet, originaire du japon, serait présent en Europe depuis le Moyen-Age. Cette plante à clochettes symbolise à la fois le printemps et le bonheur. Le 1er mai 1561, le roi Charles IX reçoit un brin de muguet en guise de porte-bonheur et décide alors d’en offrir tous les ans aux dames de la cours. Le 1er mai devient ainsi non seulement jour du muguet mais également, durant toute la Renaissance, la journée de l’amour.

La tradition du Poisson d'avril

Poisson d'avrilVoir l'image en grand

Un poisson d’avril est une plaisanterie que l’on fait le 1er avril à ses connaissances ou à ses amis ou encore un canular dans les médias. Pour les enfants, il consiste à accrocher un poisson de papier dans le dos de personnes pour rire.

Il existe plusieurs hypothèses quant à l’origine de cette tradition. L’une d’elle fait remonter la naissance de cette coutume à 1564, lorsque le roi Charles IX décide d’uniformiser le calendrier pour toutes les régions françaises en faisant commencer l’année le 1er janvier et non plus le 1er avril. Ce changement a également décalé les échanges de cadeaux et d'étrennes qui marquaient le passage à la nouvelle année. Cependant, certains ont persisté à offrir des présents en avril et avec le temps, les petits cadeaux d'avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues et canulars.

Extraits d'un courrier adressé à Charles Guérin, archives privées

Carte postale Château de SerezinVoir l'image en grand
Saint-Quentin Fallavier le 22 octobre 1914

Monsieur,

[...] Reynaud s'attend à être rappelé bientôt ainsi que Milliat si l'on fait une levée d'hommes jusqu'à 52 ou 55 ans comme il en est question. Il ne restera plus grand monde par là. Madame Charles vient de téléphoner qu'elle a reçu ce matin trois lettres de son mari. Il dit qu'il va bien. Après dix jours passé dans les tranchés, il est dans une grange et s'y trouve mieux, bien que les obus éclatent pas bien loin d'eux. [...]

Nous travaillons toujours pour les soldats. Nous venons de faire le tour du bois en tricotant cache-nez, chaussettes et mitaines. Toujours pas de blessés dans l'ambulance saint-quentinoise. Nous avons fait douze oreillers que nous ne donnerons que s'il en arrive sinon Mme Cottin les donnera à Lyon. Le pays est calme. Les gens sont résignés et l'on a confiance dans le dénouement de la guerre mais que de misère en perspective si elle dure longtemps. [...].

La Fête des conscrits

Conscrits 1945Voir l'image en grand

Avec la création de la conscription (service militaire obligatoire) en 1798 est apparue un peu partout en France une tradition durant laquelle les jeunes hommes âgés de 20 ans de chaque commune se réunissaient et faisaient la fête avant de partir à l'armée. Si dans un premier temps le conscrit désigne une personne appelée à effectuer son service militaire, le terme est utilisé, depuis environ les années 1950, pour désigner l'ensemble des personnes nées la même année. La tradition des fêtes de conscrits perdure dans de nombreuses régions françaises, en particulier en milieu rural.

La vie à Saint-Quentin Fallavier en septembre 1914

carte postale militaires 14-18Voir l'image en grand

Extrait d'un courrier adressé à Ferdinand Guérin, archives privées

Saint-Quentin Fallavier, le 22 septembre 1914

Cher Monsieur,

[...] Nous n'avons eu qu'une mort sûre parmi les soldats de Saint-Quentin-Fallavier, le fils de Tardy, le menuisier, maréchal des logis au 54ème d'artillerie. Il y a eu une douzaine de blessés dont plusieurs sont déjà rétablis. On a installé des lits pour les blessés dans la grande salle de la Mairie. Tout est organisé. Il ne manque plus que les blessés. [...] Nos gens se sont montrés courageux, calmes et patriotes. [...] Pour le moment, il n'y a pas trop de malheureux. Les femmes, qui ont leur mari à la guerre, reçoivent une allocation. [...] Il y a eu un élan de prière peu ordinaire. Surtout la jeunesse un peu frivole a pris du sérieux. [...]

La tradition de la bûche de Noël

Bûche de NoëlVoir l'image en grand

La coutume d'allumer une bûche dans l'âtre à Noël remonte au XIIe siècle. Elle est héritée d'une tradition antique fêtant le solstice d'hiver. La bûche, de belle taille et choisie de préférence dans l'essence d'un arbre fruitier pour apporter une récolte abondante durant l'année, devait brûler durant trois jours. Elle était généralement bénie par le chef de famille avec du sel, du vin, voir du miel.

La disparition de cette tradition coïncide avec celle des grandes cheminées, remplacées progressivement par des poêles en fonte. La grosse bûche est alors substituée par une petite bûche de bois, parfois rehaussée de chandelles et de verdure, que l'on plaçait au centre de la table comme décoration de Noël.

C'est à partir de 1945 environ que la bûche de Noël devient une pâtisserie sous la forme d'un gâteau roulé, traditionnellement glacé de crème au café ou au chocolat.

Quelles différences entre un château-fort et une maison forte ?

Dessin Maison ForteVoir l'image en grand

La Maison Forte et le château-fort sont des habitats construits par la Noblesse durant la période médiévale. Au Moyen-âge, la demeure traduit l’identité du propriétaire, reflète sa richesse, son rang dans la société.

Le château-fort est à la fois le lieu de résidence d’un détenteur du droit de ban, c'est à dire des pouvoirs judiciaire, économique et militaire d'un territoire, et assure également la défense du domaine seigneurial. De nos jours seul le château-fort est considéré comme un habitat de prestige alors que la maison-forte bénéficiait aussi de ce statut à l'époque médiévale.

Il n’existe pas de typologie propre aux maisons-fortes comme c'est le cas pour les châteaux. Elles peuvent présenter un aspect défensif avec tours, remparts et fossé comme aux Allinges, ou avoir l'apparence d'une maison. La maison-forte est une demeure dont le plan a évolué plus facilement que le château-fort, figé dans son rôle militaire. Ainsi entre 1360 et 1521, la maison-forte des Allinges va connaître trois importantes campagnes de travaux qui vont en améliorer le confort tout en soulignant l'appartenance des propriétaires à l’aristocratie.

Le patrimoine, qu'est ce que c'est ?

Maison Forte des AllingesVoir l'image en grand

Tout d’abord synonyme d’héritage familial sous l’antiquité romaine, il devient après la Révolution Française un bien partagé par toute une communauté, « ce dont chacun de nous hérite de ses aïeux et qu’il souhaite léguer à sa descendance ».

Réservée dans un premier temps aux objets et monuments artistiques prestigieux, la notion de Patrimoine n’a cessé de s’étendre depuis les années 1970 (patrimoine rural, maritime, ferroviaire, militaire…).

De plus, avec les changements et la disparition des modes de vie traditionnels engendrés par l’industrialisation, la mondialisation, le déclin de la paysannerie ou encore l’urbanisation des territoires, le concept de Patrimoine s’est attaché à sauvegarder les œuvres non seulement pour leur valeur artistique et esthétique mais également pour leur valeur de témoignage.

La notion de Patrimoine induit également la notion de protection, indissociable de la volonté de transmettre le patrimoine aux prochaines générations.

Le patrimoine naturel et paysager, garant d'une qualité du cadre de vie

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Depuis 2012, l'étang de Fallavier est classé en Espace Naturel Sensible (E.N.S.). Crées en 1976, les E.N.S. sont des espaces naturels, menaçés ou fragiles, qui présent un grand intérêt faunistique et floristique.

L’E.N.S. de l’étang de Fallavier et du vallon du Layet est composé de différents espaces abritant chacun une faune et une flore spécifique. Le vallon du Layet est caractérisé par des boisements d'aulnes et de frênes, des prairies humides et des roselières. L'étang de Fallavier avec sa grande roselière et ses herbiers aquatiques sert de lieu de vie et de reproduction à de nombreuses espèces ainsi que d'étape pour certains oiseaux migrateurs. On peut y apercevoir des espèces protégées comme le blongios nain ou la tortue cistude mais aussi des variétés plus fréquentes comme le canard colvert, le foulque, le crapaud ou encore la carpe.

La Paléontologie : des roches qui racontent l'histoire

FossileVoir l'image en grand

Le sous sol de notre commune est connu pour avoir délivré des fossiles, de belle qualité, d'ammonites, de bélemnites ou d'orthocera appartenant à l'ère Mésozoïque, plus connue sous le nom d'ère Secondaire. Durant cette période, le territoire de la France est presque entièrement recouvert par les eaux, les dinosaures peuplent la Terre et la Pangée se divise.
Alors que les bélemnites sont des animaux marins apparentés aux seiches, les ammonites sont des mollusques ayant existé entre la fin de l’ère primaire et la fin de l’ère secondaire. Pouvant mesurer jusqu'à 2 mètres de diamètre, elles ressemblaient beaucoup aux nautiles et disparurent en même temps que les dinosaures.

Sépulture préhistorique du Mas Millet

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En 1919, lors du déplacement d'un énorme bloc de pierre de plus de 80 tonnes pour l'érection du monument aux morts de la Verpillière, est mis au jour une sépulture contenant quinze corps, séparés par des dallettes en tombes individuelles. Le mobilier archéologique découvert près des corps, soit une dizaine de lames de silex, des perles en lignites, un poinçon en os et deux pioches en bois de cerf, a permis aux archéologues d'attribuer cette tombe à la civilisation Saône-Rhône et de la datée entre -4300 et -3600 ans av. J.C. Le site est localisé précisément en 1975 par A. Bocquet au lieu dit "La pierre Militaire". Recouvert par la Zone de Chesne, le toponyme a aujourd'hui disparu.

Du temps où notre commune ne s'appelait pas St-Quentin-Fallavier

Vue villeVoir l'image en grand

Au XIIIe siècle, Fallavier est le chef lieu du mandement de Fallavier, c'est à dire du territoire sur lequel le seigneur de Fallavier exerçait son pouvoir. Ce mandement comprenait à l'époque les paroisses de La Verpillière, St-Quentin, Monyjay, Ponas, Menue-Famille (qui deviendra par la suite Bonnefamille), Ville, Vaulx et une partie de Grenay.

En 1697, le mandemant de Fallavier ne comporte plus que les territoires de Fallavier, La Verpillière, Menue-Famille, Ville et la moitier de Grenay. En 1790, c'est au tour de Menue-Famille, La Verpillière et Ville dêtre détachées du mandement.

A la Révolution Française, Fallavier est rattaché à la paroisse de St Quentin. Cette dernière prend le brièvement le nom de Grand Challier entre 1795 et 1799, sous le Directoire. Le nom définitif de Saint-Quentin-Fallavier est établi par décret le 1er juillet 1885, suite à une demande faite par le Conseil Municipal de St Quentin.

La tradition du sapin de noël

Sapin de NoëlVoir l'image en grand

Si la coutume du sapin de Noël est attestée dès 1510 dans les pays germaniques, l'image de l'arbre comme symbole du renouveau de la vie, est un thème traditionnel païen qui remonte à l’antiquité avant d’être assimilé par le christianisme.

Cette tradition se développe aux XVIIe et XVIIIe siècles chez les protestants en Allemagne et en Scandinavie à l’époque de la réforme. En France, cette coutume se limite alors à l'Alsace protestante jusqu'à son introduction à Versailles en 1738 par la femme de Louis XV, d’origine polonaise. Il faut cependant attendre la fin de la guerre de 1870 pour que la tradition du sapin de Noël se répande dans tout l’hexagone.

Saint Quentin Fallavier
Mairie de Saint-Quentin-Fallavier
Place de l’Hôtel de Ville
38070 St Quentin Fallavier

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