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Archives historiques

Sommaire

  1. La bascule de Saint-Quentin
  2. Les statistiques de la production agricole sur Saint-Quentin-Fallavier en 1902
  3. Anecdotes sur la vie à St-Quentin dans les années 1660-1680
  4. Le cartulaire du Temple de Vaulx
  5. Registre d’appel journalier de l’école de fille de 1890 à 1967
  6. Inventaire du mobilier scolaire en 1932
  7. Testament de Pierre, comte de Savoie, au sujet des terres de Fallavier
  8. Procès-verbal de délimitation de la Commune de St Quentin (13 octobre 1831)
  9. Dénomination des rues de la commune en 1963
  10. Vente du Château de Fallavier en 1242
  11. La création d’une subdivision de Sapeurs-pompiers à Saint-Quentin-Fallavier
  12. Au XVe siècle, Fallavier une « maison très forte » fortement convoitée
  13. Le voyage d’Emo à Rome en 1211
  14. Le saccage du château de Sérézin en juillet 1789
  15. Réparation des cadrans de l’horloge communale
  16. La vente du Château de Fallavier en 1781
  17. Le parcellaire de Fallavier (1697)
  18. Le lavoir de la Place d’en bas
  19. Un projet de Hauts-Fourneaux en 1842
  20. Le château de Fallavier et la Guerre de 100 ans
  21. L’aide humanitaire à Saint-Quentin-Fallavier, une tradition ancienne
  22. Réunion du samedi 23 septembre 1933- VI- Ecole Ménagère ambulante
  23. Registre des délibérations du Conseil Municipal (1910-1923)
  24. Plan en élévation pour la modification d'un groupe scolaire, 1900
  25. Extrait du Registre des délibérations du Conseil Municipal (1910-1923)
  26. Extrait du Registre des Délibérations du Conseil municipal (1910-1923)
  27. Le terrier de pensions de la Seigneurie de Fallavier (1617-1641)
  28. Les registres paroissiaux
  29. Le cadastre « Napoléonien »

La bascule de Saint-Quentin

Bascule de St-Quentin-FallavierVoir l'image en grand

En décembre 1858, est signée une convention entre Monsieur Pierre Plane entrepreneur à Saint-Quentin et Monsieur Charles Réverand, maire de la commune de St Quentin, propriétaire et habitant, agissant au nom de ladite commune, pour la construction d’une bascule pour voitures à deux roues, du poids de 10 000 Kilos avec la série de poids complète et cela pour la somme de 785 francs.

Les tarifs des droits à percevoir pour les pesées faites sur la bascule étaient les suivants :

  • Pour faire la tare d’un tombereau, char-à-banc, cabriolet, maringote et autres petites voitures : 0,40fr
  • Pour faire la tare d’une charrette  de quatre pouces et au-dessus : 0,50fr
  • Pour un bœuf, vache, taureau : 0,50fr
  • Pour un cheval, mulet, âne : 0,50fr
  • Pour un jeune veau : 0,20fr
  • Pour un porc : 0,25fr
  • Pour plusieurs porcs : 0,35fr
  • Pour un sac de grains quelle qu’en soit la nature : 0,20fr
  • Pour la charge d’un homme quelle qu’en soit la nature : 0,15fr
  • Pour un tonneau plein quelle qu’en soit la capacité : 0,20fr

(Source : Archives municipales 1M1)

Les statistiques de la production agricole sur Saint-Quentin-Fallavier en 1902

statistiques-production-agricoleVoir l'image en grand

En 1902, la superficie de la commune consacrée à l’agriculture est de 2 283 hectares dont 1 433 hectares sont en terres labourables, 100 hectares en prairies et 30 hectares en vignes.

Les céréales cultivées sont le froment (1950 quintaux soit 195 tonnes), le seigle (70 tonnes), l’avoine (14,3 tonnes) ainsi que le sarrazin (14 tonnes).

En dehors des céréales, la production principale reste les pommes de terre, avec 422 tonnes produites en cette année-là.

La production de vin s’élève qu’en à elle à 1 050 hectolitres et celle de lait à  5 400 hectolitres.

On compte à l’époque 1 474 têtes de bétail sur la commune dont 242 chevaux, 776 bovins, 124 ovins, 212 porcins et 150 chèvres.
Les ruches sont au nombre de 60 et produisent 900 kilos de miel et 250 kilos de cire.

Anecdotes sur la vie à St-Quentin dans les années 1660-1680

 Registre des bâptèmes 1660-1680Voir l'image en grand

Le registre des baptêmes pour les années 1656 à 1688 comporte quelques anecdotes sur la vie du village rapportées par Demurat, curé de la paroisse.

Nous y apprenons ainsi que le 13 juin 1664, l’archevêque de Vienne, messire Henri de Villard, vient visiter à l’église de St Quentin.

La même année, le clocher de l’église est édifié, sa construction aura couté 720 livres.

Le 7 mai 1664 défense est faite en plein synode aux curés du diocèse de fréquenter les cafés dans leur paroisse et dans une région d’une lieu au-delà, sous peine d’excommunication.

Le lundi 30 avril 1667, une tempête dévaste Saint-Just, Vénissieux et La Guillautière et « fit bien du mal aux blés, vignes. Comme décembre et janvier 1668 fit de même. Février dans ce mois-là il faisait si chaud (aussi chaud) que dans le mois de juin et dans le reste de l’hiver point de froid ni de gelée ».

Nous y apprenons également que Demurat était originaire de St Gervais, près de Rioms, en Auvergne. Il était arrivé à St Quentin en 1643 à l’âge de 29 ans et en 1664, officiait depuis 20 ans comme curé de la paroisse.

Le cartulaire du Temple de Vaulx

le cartulaire du Temple de VaulxVoir l'image en grand

On appelle cartulaire un recueil de copies (intégrales ou partielles) de chartes,  qu’un seigneur, une famille, un établissement monastique (etc.) compile à partir de ses archives et pour son usage propre.

La Bibliothèque Municipale de Lyon conserve dans ses fonds le Cartulaire du Temple de Vaulx daté du XIIe siècle et  se compose de 11 parchemins assemblés en rouleau.
Les 92 chartes de ce cartulaire sont pour la plupart des donations de particuliers faites au profit du Temple.

Plusieurs de ces actes concernent d’ailleurs le mandement de Fallavier : ainsi  on y apprend par exemple que Pierre de Fallavier avait querellé les frères du Temple de Vaulx au sujet des près de Murnas ; il les leur abandonne avec la terre derrière le moulin et reçoit 40 sols. Antelme de Fallavier cède ses droits sur ce tènement, moyennant 20 sols. Guillaume de Fallavier et son frère Bolattus en font autant et reçoivent chacun 10 sols.

Registre d’appel journalier de l’école de fille de 1890 à 1967

Registre d'appel de l'école des fillesVoir l'image en grand

La Mairie conserve dans ses archives 68 registres d’appel journalier de l’école de fille entre 1890 et 1967.

Dans ces registres sont consignés, pour chaque classe, le nom des élèves,  leur présence et absence pour le matin et l’après-midi ainsi que dans certains registres, l’âge des fillettes, la raison de leur absence ou le pourcentage d’absentéisme sur le mois.

Ainsi  dans le registre de l’année scolaire 1928-1929 de la classe de Madame Sorrel (classe des 3-7 ans) on peut lire dans la colonne "Motifs d’absences" invoqués : « va aux champs ; pluie ; pêche à Fallavier ; malade ; aide ses parents… ».

Dans les années 1920 les enfants avaient classe d’octobre à juillet tous les jours excepté le dimanche.

L’école était alors obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans, année à laquelle les élèves passaient leur « Certificat d’étude primaire » qui venait sanctionner la fin de l’instruction obligatoire.

Pour beaucoup d’entre eux ce certificat marquait l’entrée dans la vie active.

Inventaire du mobilier scolaire en 1932

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La  mairie de St-Quentin-Fallavier conserve dans ses archives plusieurs documents liés à l’instruction publique dont un inventaire du mobilier scolaire datant de 1932.

Y est listé pour l’école de garçons comme pour l’école de filles, le mobilier du logement de l’instituteur (lit, commode, fourneau, table et chaises) et le mobilier des classes (tables d’écoliers, poêle, horloge, tableau noir, globe terrestre, ardoises, estrade, bureau du maître…).

On y trouve également quelques objets de la vie domestique de l’époque, qui bien qu’incongrus aujourd’hui dans un établissement primaire comme par exemple l’établi de menuisier, la machine à coudre ou le fusil,  faisaient pourtant partie des enseignements dispensés en ce début du XXe siècle,  dans de nombreuses écoles rurales françaises.

Testament de Pierre, comte de Savoie, au sujet des terres de Fallavier

regesteVoir l'image en grand

Le 7 mai 1268, Pierre comte de Savoie, institue son frère Philippe héritier du comté de Savoie. Il lègue à sa fille Béatrix, épouse de Guigues, Dauphin de Vienne et d’Albon, toutes ses terres dans le Genevois, le pays de Vaud jusqu’à Montreux et en Allemagne, en exceptant Seyssel et Montfalcon. Il lui lègue également les hommages d’Albert, seigneur de la Tour du Pin et du Comte de Forez ainsi que les châteaux de Fallavier, de Lompnes et de St Rambert en Bugey.

Toutefois par codicille et en vue d’assurer la paix et l’accord entre ses héritiers, sept jours plus tard, le 14 mai, Pierre de Savoie enlève à sa fille  les châteaux de Genève, Fallavier, Dempézieu, Lompnes et St Rambert, ainsi que les hommages du Comte de Forez et des seigneurs de la Tour du Pin, qu’il ajoute à la part de son frère Philippe de Savoie.

[BNF-Regeste Dauphinois, tome II, n° 10643 et 10648]

Procès-verbal de délimitation de la Commune de St Quentin (13 octobre 1831)

Procès verbal de la délimitation de la commune de St QuentinVoir l'image en grand

La mairie conserve dans ses archives, sous la côte 3D5, le procès-verbal de délimitation de la commune établit en 1831. Ce document reprend  pour chaque limite de la commune un croquis et un descriptif écrit des frontières  avec les communes limitrophes : Grenay, Satolas, Chamagnieux, Frontonas, La Verpillière, Villefontaine, Bonnefamille et Heyrieux.   

Ainsi à l’article 3 du procès-verbal nous pouvons lire « Partant du dernier point de l’article précédent nous avons reconnu avec nous maires et nous indicateurs des communes de St Quentin et Chamagnieux que la séparation de leurs territoire est formée dans toute la longueur par l’ancien et nouveau lit de la rivière Bourbe, puis le canal Catelan se dirigeant au sud et à l’est jusqu’à son embouchure avec le canal d’Aubier. Arrivés à ce point nous avons reconnu que c’était là le lieu où se terminait la démarcation du territoire des communes de St Quentin et de Chamagnieux, dont il s’agit et là où commence celle de Frontonas avec St Quentin. »

Dénomination des rues de la commune en 1963

Dénomination des rues de la communeVoir l'image en grand

Lors du Conseil Municipal du 24 août 1963, les élus sont amenés à voter les nouveaux noms des rues. En effet, « Devant les démarches pressantes et renouvelées de l’administration des P.T.T., le Conseil Municipal se voit dans l’obligation d’affecter un noms aux principales rues de la commune. Une commission désignée à cet effet a décidé de choisir des noms simples, gais ou se rapportant aux lieux; elle soumet au Conseil ses propositions qui seront ensuite portées à la connaissance de la population et des P.T.T. »

Ainsi, La place d’en haut devient la place de l’Hôtel de Ville ; la place d’en bas, la place des Géraniums; la rue de chez Monsieur Rivoire à  chez Monsieur Bacconnier devient la rue du Goriot ; la place de la Gare, reste la place de la Gare etc...

Vente du Château de Fallavier en 1242

Chateau de FallavierVoir l'image en grand

En 1233, Guillaume de Beauvoir, seigneur de Pinet, Septème et Fallavier,  rend hommage au chapitre Saint-Maurice de Vienne pour ses possessions,  puis vend en 1242 le château de Fallavier  à Hugues de La Tour :

 « Nous notifions à tous que Guillaume de Beauvoir, seigneur de Fallavier […] a vendu à Hugues, par la grâce de Dieu, évêque de Clermont, le château de Fallavier, avec ses péages, seigneuries, étangs, droits d’usage, revenus, fiefs, hommages et toute appartenances pour 1 500 livres de Vienne, […] Car le même vendeur a juré la main sur les évangiles que ladite vente et transmission serait inviolable à perpétuité. Guillaume a prescrit à tous hommes, chevaliers, habitants, bourgeois, roturiers et gens de campagne du château de Fallavier et de son mandement ou de la juridiction du château même […] de faire acte de fidélité au même évêque ».

 (Archives Départementales de l’Isère, B272, 420)

La création d’une subdivision de Sapeurs-pompiers à Saint-Quentin-Fallavier

Subdivition des sapeurs-pompierVoir l'image en grand

Lors de la séance du Conseil Municipal du 8 janvier 1911, Monsieur le Maire propose la création d’une subdivision de sapeurs-pompiers sur la commune, rajoutant  qu’elle « sera certainement bien vue et appréciée de la population entière ».
Il faudra cependant attendre le mois de novembre de la même année pour que la municipalité rassemble les fonds nécessaires à l’achat de la pompe à incendie et pour l’aménagement d’un local à proximité de la Mairie pour la ranger. 

Au XVe siècle, Fallavier une « maison très forte » fortement convoitée

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Le 31 juillet 1422, le Dauphin Charles attribue le château de Fallavier  au gendre de Jean Louvet, Jean de Dunois. En parallèle,  les prétentions de Louis de Chalon de la Maison de Genève sur Fallavier sont consacrées par une transaction que celui-ci passe en août 1428 avec le Gouverneur du Dauphiné. Il prend alors Fallavier par la force et le château restera en sa possession jusqu’en janvier 1431, date à laquelle  les troupes du Dauphin prennent le château à l’issu d’un siège vigoureux.
Durant les deux années qui suivent, Guillaume de Genève-Lullin, membre de la famille de Genève,  jouit des revenus et de la possession des terres de Fallavier à l’encontre de Louvet, Louis de Chalon et Dunois qui en sont alors tout trois attributaires. 
A la suite d’un procès mené entre 1433 et 1435  et à l’enquête de 1436 de Mathieu Thomassin, procureur général fiscal du Dauphiné, les terres de Fallavier réintègrent le Domaine.
En 1444 elles sont données, en considération de services rendus, et pour sa vie durant, à Aimer de Poisieu, écuyer du Dauphin. Jean de Dunois ne rentrera dans la possession de ses terres qu’en 1465. A sa mort en 1468, c’est son fils François qui rendra hommage pour les terres  de Fallavier au Roi de France.
Fallavier restera possession de la famille Dunois jusqu’en 1527.

Le voyage d’Emo à Rome en 1211

Voir l'image en grand Bibliothèque universitaire de Gronigen

En 1211, Emo de Huizinge, abbé en Frise, part pour Rome afin de réclamer justice auprès du pape Innocent III. Il commence son voyage en passant par Prémontré puis poursuit sa route par Troyes, Bar-sur-Seine, Lyon et le château de Fallavier où il  aurait passé une nuit avant de poursuivre vers Suse et Pavie. Parti le 9 novembre 1211 de la Frise, il arrive à Rome le 19 janvier 1212.
A Rome, Emo restera cinquante jours à se battre contre la bureaucratie curiale avant d’obtenir gain de cause auprès du Pape. Le 11 mars 1212, il commence son voyage retour pour la Frise, voyage qui sera mouvementé à cause des rivalités opposant à l’époque l’Empereur germanique Otton IV et Frédérique II, empereur des Romains.

Emo (1175-1237) a laissé une description sommaire de son voyage dans la chronique de l'abbaye Bloemhof rédigée entre 1203 et 1273.

Le saccage du château de Sérézin en juillet 1789

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Le 18 août 1789, Stanislas de Clermont-Tonnerre, président de l'Assemblée  Nationale, demande à messieurs les commissaires d'Etat du Dauphiné de faire une enquête sur les brigandages qui ont ravagé le Bas-Dauphiné.  Celle-ci est conduite, dès le 2 septembre par messieurs Campel et Ronin des Chataîgners. Concernant le château de Sérézin, saccagé et pillé les 29 et 30 juillet 1789, ils rédigent le rapport suivant:

« Indépendamment de tous les meubles enlevés ou brisés, on a cassé et entièrement détruit toutes les boiseries et vitrages de toutes les portes et fenêtres de la maison. La rampe de l'escalier a été enlevée, tous les barreaux de fer qui servaient à griller une partie des fenêtres, ont été également enlevés […]. Pierre Manuel, curé de Saint-Quentin, a déclaré que le 29 juillet, les habitants réunis avec ceux de plusieurs paroisses voisines, marchèrent sur le château de Sérézin et en pillèrent les effets  […]. Le lendemain 30, la même troupe à laquelle s'était réunie une paroisse de plus, revint à ce château, le dévasta et enleva le vin qui avait échappé, la veille, au pillage ».

Réparation des cadrans de l’horloge communale

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Extrait du registre du Conseil Municipal de  1943 à 1959- Séance du 12 juin 1948

« Monsieur le Maire soumet au conseil que les cadrans de l’horloge communale situés au clocher sont illisibles du fait de la rouille occasionnée par les intempéries. Après demande de renseignements à la Maison Charvet de Lyon, celle-ci nous fait connaitre qu’elle nous changerait les 4 cadrans contre d’autre émaillés au prix de  44 000 francs ; à ce prix il faudrait ajouter les frais  de montage évalués  approximativement à 10 000 francs à condition de fournir le matériel nécessaire à la construction de l’échafaudage.

Le conseil considérant que ce travail est vraiment nécessaire, qu’il vaut beaucoup mieux changer les cadrans que de faire repeindre les anciens, accepte le dit projet et donne pouvoir à Monsieur le Maire pour passer commande à la Maison Charvet »

La vente du Château de Fallavier en 1781

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La médiathèque de Vienne conserve, dans ses fonds, un autre document intéressant sur l’histoire de notre commune sous la côte M 54. Il s’agit d’un acte de vente du château de Fallavier et de la terre de Meyrieu passé entre le Sieur et la Dame de Périgord et Monsieur Louis Corbet de Meyrieu, conseiller au Parlement de Grenoble en 1781.

Est compris dans cette vente la terre de Fallavier faisant partie du mandement de Fallavier, constant en la dite terre, droit de justice, haute, moyenne et basse, un vieux château en ruines et les dépendances : bois, broussailles et germes. Le prix de vente fut fixé à 36 000 livres dont 29 000, rien que pour l’étang de Fallavier.

Le parcellaire de Fallavier (1697)

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La médiathèque de Vienne conserve dans ses fonds anciens sous la côte M 198, un parcellaire datant de 1697. Ce parcellaire dit « Parcellaire de Fallavier » est un registre qui recense et décrit l’ensemble des parcelles situées sur le mandement de Fallavier et qui comprenait à cette époque les communes de Saint-Quentin, La Verpillière, Ville (Villefontaine), Menufamille (Bonnefamille) et Grenay.

Ce parcellaire nous permet de savoir par exemple qu’il existait en 1697 deux moulins à Coupier et deux autres moulins à La Fully ou que la parcelle n°1180 située « aux terroirs des Allinges, des Fayeres, et de Roy » comprend « une maison, cour jardin, pré, vigne, terre, bois », et qu’elle était notamment délimitée à l’est et au sud par le chemin de St Quentin à Ville , par la terre des héritiers de Vincent Guillemoz au nord-est et une terre de Michel Sadin également à l’est.

Le lavoir de la Place d’en bas

Plan du lavoir de la place d'en basVoir l'image en grand

En septembre 1900, le conseil municipal de Saint Quentin Fallavier décide de couvrir le lavoir de la place d’en bas. Les travaux, d’un montant de 2 560 francs, sont confiés à Jean-François Crassard, entrepreneur sur la commune. Les plans dessinés par l’architecte Voyer sont approuvés par le Préfet le 18 octobre.  

Le Sous-préfet de Vienne envoie une note deux jours plus tard avec les observations suivantes « […] il serait préférable, à tous les points de vue de substituer des poteaux en bois de chêne ou sapin chanfreinés portant sur un socle […] il y aurait avantage à supprimer la bordure en zinc découpé, ce serait une économie appréciable et en même temps une heureuse suppression. Au point de vue du goût, il serait préférable de substituer des épis de faitage en terre cuite à ceux en zinc. »

Un projet de Hauts-Fourneaux en 1842

Hauts fourneauxVoir l'image en grand

Pendant de longues années, la famille Frèrejean régna sur le secteur de l’industrie métallurgique en Isère et en France. Les forges de cette famille, originaire de Lyon, représentaient en effet le deuxième ensemble sidérurgique du pays au début du XIXème siècle. Propriétaire de plusieurs mines de fer sur la commune, en 1842  Victor Frèrejean  réalise des expériences de fusion du minerai de Saint-Quentin dans un haut-fourneau d’essai. Les résultats étant concluants, l’industriel décide de faire une demande pour la construction de deux hauts-fourneaux à Saint-Quentin-Fallavier.

Ainsi, une ordonnance royale donna deux ans à Frèrejean pour construire les hauts-fourneaux sous deux conditions : faire tourner les hauts-fourneaux en continue et utiliser uniquement des combustibles minéraux. La faible ampleur des exploitations de fer et les diverses difficultés d’extraction rencontrées eurent certainement raison du projet de Frèrejean qui ne vit  finalement jamais le jour.

Le château de Fallavier et la Guerre de 100 ans

Château de FallavierVoir l'image en grand

Durant la guerre de cent ans, face à la révolte de Louis II de Chalon,  appelé «Le Prince d’Orange», le gouverneur du Dauphiné imposa en 1428 aux habitants de Fallavier de fournir quatre nobles armées, douze arbalétriers et deux gardes durant deux mois pour protéger le Domaine. Pendant cette période les habitants du mandement durent verser 200 florins pour payer le salaire de ces hommes.

Louis II de Chalon s’empara de Fallavier en 1430 et y plaça un gouverneur. Après sa défaite à la bataille d’Anthon, ses partisans n’abandonnèrent le château de Fallavier qu’après un siège vigoureux en janvier 1431 mené par les troupes dauphinoises.

L’aide humanitaire à Saint-Quentin-Fallavier, une tradition ancienne

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Extrait du registre des délibérations du conseil municipal 1900-1909, session de mai 1902.

Le jeudi 8 Mai (1902) a lieu en Martinique l’éruption volcanique la plus meurtrière du XXème siècle : l’explosion de la Montagne Pelée détruit la ville de Saint-Pierre en moins d’une minute, faisant plus de 30 000 victimes.

Le 13 Mai est crée le « Comité officiel d’assistance et de secours aux victimes » par le Ministre des Colonies afin de venir en aide aux rescapés. Celui-ci ouvre également une souscription nationale pour recueillir des fonds, souscription à laquelle va répondre la commune de Saint-Quentin en versant la somme de 25 francs or.

Réunion du samedi 23 septembre 1933- VI- Ecole Ménagère ambulante

Registre délibération école ménagère ambulanteVoir l'image en grand

« Monsieur le Maire a l’honneur d’informer le Conseil que la deuxième école ménagère du département tiendra session à St-Quentin-Fallavier du 19 octobre au 30 janvier prochain. […] Il souligne les bienfaits de l’enseignement ménager et tous les avantages dont peuvent bénéficier les filles de cultivateurs qui pourraient y être admises […] »

Apparues dans les années 1870, les écoles ménagères étaient accessibles aux jeunes filles ayant terminées leurs instruction primaire, soit à partir de 13 ans. Outre des notions d’agriculture, elles y suivaient des cours de couture, de jardinage, de cuisine, d’économie domestique ou encore d’hygiène et de propreté. Les écoles ménagères furent considérées comme un atout au développement social du monde rural et ouvrier au début au XXe siècle, à une époque où l’éducation des filles n’était celle que l’on connait aujourd’hui.

Registre des délibérations du Conseil Municipal (1910-1923)

Séance du 3 septembre 1914
Création d'un hôpital militaire temporaire

hôpital militaire temporaire 1914Voir l'image en grand

Le 29 août 1914, le Préfet de l'Isère demande par courrier la création à Saint-Quentin-Fallavier d'un hôpital militaire temporaire. Situé dans la Salle des Fêtes de l'époque, il pouvait accueillir 25 blessés. Les lits, tout comme les matelas, draps et couvertures qui les garnissaient avaient été fournis par de généreux Saint-Quentinois.

Plan en élévation pour la modification d'un groupe scolaire, 1900

Elevation école 1900Voir l'image en grand

 

 

 

 

 

En 1900, les 124 élèves de l'école publique (62 filles et 62 garçons) sont scolarisés dans une ancienne maison d'habitation située à l'emplacement actuelle de l'école des Tilleuls. Dans un rapport fait à la commune, l'architecte Luya note que le bâtiment n'est pas adapté, "ne présente aucun des caractères propres aux écoles actuelles, est contraire à l'hygiène et à une bonne discipline". Un projet de transformation du bâtiment d'un montant de soixante huit mille deux cent cinquante francs voit alors le jour. Il devait accueillir deux salles de classes pour les garçons, deux salles de classes pour les filles ainsi qu'aux étages les logements de l'instituteur et de l'institutrice. Finalement ce projet ne serra jamais réalisé et le bâtiment serra démolit deux ans plus tard pour permettre la construction de l'école des Tilleuls.

Extrait du Registre des délibérations du Conseil Municipal (1910-1923)

En 1900, les 124 élèves de l'école publique (62 filles et 62 garçons) sont scolarisés dans une ancienne maison d'habitation située à l'emplacement actuelle de l'école des Tilleuls. Dans un rapport fait à la commune, l'architecte Luya note que le bâtiment n'est pas adapté, "ne présente aucun des caractères propres aux écoles actuelles, est contraire à l'hygiène et à une bonne discipline".

Un projet de transformation du bâtiment d'un montant de soixante huit mille deux cent cinquante francs voit alors le jour. Il devait accueillir deux salles de classes pour les garçons, deux salles de classes pour les filles ainsi qu'aux étages les logements de l'instituteur et de l'institutrice. Finalement ce projet ne serra jamais réalisé et le bâtiment serra démolit deux ans plus tard pour permettre la construction de l'école des Tilleuls.

Extrait du Registre des Délibérations du Conseil municipal (1910-1923)

Séance du 18 janvier 1920 : VI -Taxe sur les chiens

Extrait registreVoir l'image en grand

Lors de la séance du 18 janvier 1920, "en présence des charges nouvelles qui incombent à la Commune par la suite de l'augmentation du traitements des agents municipaux" qui se comprenaient à l'époque d'un garde-chasse, plusieurs cantonniers et un secrétaire de Mairie, Monsieur le Maire expose au Conseil "qu'il serait peut être bon de trouver de nouvelles sources de revenues et que notamment on pourrait porter une augmentation sur la taxe des chiens. Le Conseil oui l'exposé qui précède se rangeant à l'avis de Monsieur le Maire décide de porter la taxe sur les chiens à 5 francs pour les chiens de garde et à 20 francs pour les chiens de luxe et de chasse".

Le terrier de pensions de la Seigneurie de Fallavier (1617-1641)

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La Municipalité conserve dans ses archives un terrier de pensions de la Seigneurie de Fallavier datant de la première moitiée du XVIIe siècle.

Un terrier est un registre contenant des
actes passés devant notaire par les tenanciers du seigneur à une époque donnée. Par ces actes, le tenancier reconnaissait tenir en servitude du seigneur une ou plusieurs parcelles de terre dont il était possesseur à titre précaire en contre partie d'une redevance annuelle. Ces actes sont bien documentés car on y retrouve des informations comme la nature de la parcelle, sa contenance, sa situation géographique, le métier du tenancier, etc. Le terrier de St-Quentin-Fallavier se compose d'environ 130 actes de servitudes de terres appartenant à la Seigneurie de Fallavier et situées, pour une grande majorité, sur la commune de Communay (Rhône).

Les registres paroissiaux

Registres paroissiauxVoir l'image en grand

Un registre paroissial est un livre dans lequel sont inscrits les mariages, les naissances et/ou les décès.

L'utilisation des registres paroissiaux a fait son apparition en 1539 dans l'ensemble des paroisses sous l'ordre du roi François Ier. Au début, ces registres concernent seulement les baptêmes. Au fil du temps, de nombreux éléments viennent s'ajouter aux registres : Henri III oblige la tenue des registres aux mariages et aux sépultures en 1579. Cette obligation sera mise en place définitivement en 1600. Les registres sont tenus en double dans toutes les paroisses de France depuis le 9 avril 1736. Aujourd'hui, ils sont concervés par la mairie. Les plus anciens datent du début du XVIIème siècle.

Le cadastre « Napoléonien »

Cadastre NapoléonVoir l'image en grand

Le cadastre parcellaire, appelé aussi « napoléonien », a été institué en 1807 par Napoléon. Ce dernier voulait à la fois en faire un outil juridique, pour établir la possession du sol, et un outil fiscal, permettant d’imposer équitablement les citoyens aux contributions foncières. Plus de 50 ans ont été nécessaires pour dresser le cadastre dans toutes les communes de France entre les années 1832 et 1880. Le cadastre est composé d’états de sections, de matrices des propriétés bâties et non bâties, et de plans aquarellés. Sur Saint-Quentin-Fallavier, le cadastre fut réalisé entre 1838 et 1839.

Aujourd’hui, le cadastre napoléonien est une précieuse source de connaissances pour les historiens (aménagement du territoire, toponymie), ou encore pour tous ceux s’intéressent aux limites de propriétés, aux chemins de servitude ou à l’histoire de leur maison.

Saint Quentin Fallavier
Mairie de Saint-Quentin-Fallavier
Place de l’Hôtel de Ville
38070 St Quentin Fallavier

Nos équipes vous accueillent du lundi au vendredi :
de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00.

Le samedi de 9h00 à 12h00.

Tél. : 04 74 94 88 00

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